Mardi 27 janvier 2009

Traduction d'une contribution d'André Ménache, directeur d'Antidote Europe

L’année 2009 offre plusieurs bonnes occasions de secouer le système. Chacun d’entre nous doit reconnaître ces opportunités et les saisir. Chaque jour passé par un seul rat dans une cage de laboratoire (l’équivalent d’un mois pour un humain) est un autre jour passé en enfer. 

De quelles opportunités s’agit-il ?

  1. Les expériences sur les primates mises en cause – L’an dernier, plusieurs expériences sur des singes ont été remises en cause dans certains pays, notamment l’Allemagne et la Suisse. En juin 2008, l’Université de Zurich annonçait que le tribunal administratif local avait déclaré illégales les expériences sur des singes rhésus. Dans le même registre, des militants pour les droits des animaux de l’état de Brême sont parvenus à remettre en question des recherches invasives sur des primates en Allemagne. La leçon à tirer est que si nous continuons à faire des actions en justice du même genre, nous finirons par remporter une victoire. La réglementation relative aux expériences sur les animaux de l’Union Européenne (UE), c’est-à-dire la Directive 86/609/EC, n’autorise pas une expérience sur un animal si des données équivalentes peuvent être obtenues par une méthode n’utilisant pas d’animaux. Il est temps d’exploiter à fond cette avancée juridique.
     

  2. L’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques – La Directive européenne sur les cosmétiques interdisant l’utilisation d’animaux pour réaliser des tests cosmétiques entre en application en mars 2009. Actuellement, l’industrie cosmétique s’inquiète et est perturbée parce que de nombreuses substances chimiques utilisées dans les cosmétiques le sont également par l’industrie chimique, domaine où les tests sur les animaux sont encore autorisés dans le cadre du programme de tests de substances chimiques de l’UE, le programme REACH (enRegistrement, Évaluation, Autorisation et Restriction des substances Chimiques). L’industrie cosmétique s’est donc tournée vers ses scientifiques pour mettre au point une stratégie de tests sans recourir à l’animal, mission que ces derniers semblent avoir rempli avec brio. La morale de l’histoire est que l’industrie ne manque pas d’expertise scientifique pour mettre au point des méthodes n’utilisant pas les animaux. Elle a juste besoin d’un peu de persuasion et dans le cas présent, d’une date butoir imposée par l’UE.
     

  3. REACH – Le programme de tests de substances chimiques de l’UE a commencé en juin 2007. Il prévoit de tester 30 000 substances chimiques exigeant le sacrifice de millions d’animaux dans le cadre de tests de toxicité. Voici un autre exemple criant où l’industrie a choisi la voie de la moindre résistance – les tests sur les animaux sont ce que l’industrie et les autorités de réglementation sont habitués à faire. Si l’industrie cosmétique peut développer une stratégie de tests sans animaux, alors l’industrie chimique peut faire de même. Il nous faut persuader la Commission Européenne (CE) que les méthodes ne s’appuyant pas sur l’animal sont bien plus efficaces que les tests sur les animaux. Mettre la pression sur la CE en dénonçant publiquement et massivement le massacre des animaux est essentiel. Qui plus est, la législation REACH permet de faire la promotion des tests sans animaux.
     

  4. L’industrie pharmaceutique – Aussi incroyable que cela peut paraître, la loi de l’UE relative aux tests de substances médicinales à usage humain (Directive 2001/83/EC) rend obligatoire la soumission de données obtenues sur des animaux, mais uniquement facultative la fourniture de données précliniques sur les humains. En d’autres termes, une entreprise du médicament n’est pas contrainte de fournir des données substantielles sur les cellules humaines (par exemple la toxicogénomique) lorsqu’elle fait une demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un médicament. Cette situation absurde a été portée à l’attention du Parlement européen au moyen d’une question parlementaire. Affaire à suivre.

    « Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure. Exposez ces faits au grand jour, décrivez-les, attaquez-les, ridiculisez-les dans la presse et tôt ou tard l’opinion publique les chassera. La publicité n’est peut-être pas la seule chose nécessaire, mais c’est une chose sans laquelle toutes les autres démarches resteront vaines » (Joseph Pulitzer – traduction libre)


www.international-campaigns.org
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Samedi 24 janvier 2009
Le mercredi 21 janvier de 14h40 à 17h30, des militants du groupe Valence Animal Rights ont distribué 300 tracts contre le commerce de la fourrure.

Certains passants ont dit qu’ils étaient aussi contre le commerce de la fourrure.

La plupart étaient choqués par les images qui dénonçaient le commerce ignoble de la fourrure et de l’exploitation animale. Nous espérons que cette action aura permis de faire prendre conscience de la cruauté de ce commerce. Nous informerons autant qu’il le faudra la population sur la barbarie de l’exploitation des animaux.
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Mardi 13 janvier 2009
Un éternel , des abattoirs aux camps de la mort


Dans ce livre provocateur – que certains considéreront même comme scandaleux – mais courageux et novateur, l’historien américain Charles Patterson s’intéresse au douloureux rapport entre l’homme et l’animal depuis la création du monde. Il soutient la thèse selon laquelle l’oppression des animaux sert de modèle à toute forme d’oppression, et va jusqu’à établir un parallèle entre la façon dont l’homme traite les animaux d’élevage et la façon dont il a traité ses congénères pendant la Shoah. Un tel rapprochement est lui-même tabou, étant entendu une fois pour toutes que la Shoah est unique et ne saurait être comparée à aucun autre malheur collectif – à plus forte raison animal. Pourtant, l’auteur yiddish et prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer (qui a écrit, dans une nouvelle dont le titre de ce livre est tiré : « Pour ces créatures tous les humains sont des nazis ; Pour les animaux, la vie est un éternel Treblinka. ») fut le premier à oser la comparaison. S’inspirant de son combat, Patterson décrit la façon dont l’homme s’est imposé comme « l’espèce des seigneurs » en réduisant à l’esclavage les autres espèces animales. Puis il analyse l’industrialisation du processus d’abattage dans les années 20 à Chicago, capitale mondiale de la viande. Très impressionné par la division du travail propre aux chaînes d’abattage, un certain Henry Ford s’en inspira pour optimiser ses usines d’automobiles. Or, Henry Ford était un fervent admirateur du jeune parti national-socialiste et ses thèses antisémites avaient rencontré un large écho dans l’Allemagne des années 30 : Hitler lui-même n’avait-il pas un portrait de l’homme d’affaires dans son bureau ? Troublante, la question de savoir si l’organisation des camps de la mort copiait les processus industriels inventés dans les abattoirs de Chicago nous amène au constat qu’en tout état de cause, la division du travail, cette douteuse avancée de l’homme moderne, a introduit quelque chose de nouveau dans notre civilisation : la banalisation du geste qui tue à un niveau jamais atteint d’insensibilité. Charles Patterson termine son essai par un hommage à Isaac Bashevis Singer et par des témoignages de défenseurs des droits des animaux, Juifs – au premier rang desquels le philosophe Peter Singer – comme non Juifs.

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Lundi 12 janvier 2009

(Samedi 03 janvier 2009)

Samedi 3 janvier, 2 militants du groupe Valence Animal Rights ont tenu un stand d’information sur les droits des animaux de 14h à 17h, rue Emile Augier à Valence.
Ce stand d’information était composé d’une table à tapisser avec à ses abords 7 panneaux avec des affiches au format A3 qui traitaient des différentes formes que revêt l’exploitation animale.

Il y avait aussi un lecteur de DVD portable qui diffusait le film Earthlings. Sur la table d’information les tracts suivants étaient mis à la disposition des passants :


        

La consommation de la viande et son impact éthique

Le commerce de la fourrure

Les droits des animaux

L’expérimentation animale

Le véganisme

la liste des cosmétiques et produits d'entretien non testés sur animaux d’International Campaigns (IC)

Tracts d'Antidote Europe

Le livret "250 recettes végétaliennes" (guide d’AVIS)

Divers autocollants contre l’exploitation animale



Il y avait comme unique pétition celle de l’UDAR
La plupart des passants étaient choqués de voir les images choc de ce que subissent chaque jour en silence des centaines de millions d’animaux exploités, tourmentés et suppliciés. 

Malgré le froid, quelques personnes se sont arrêtées sur le stand pour discuter et prendre de la documentation sur l’exploitation des animaux. 

Un enfant s’est exclamé en voyant ces images que c’était cruel ce que l’on faisait subir aux animaux. 

Il y a eu un débat entre une personne qui pensait que l’on pouvait continuer à exploiter les animaux si cela était fait de manière humaine. Nous avons réfuté son argumentation qui ne tenait pas la route car seule l’abolition de l’exploitation des animaux est éthique.

Un journaliste du Dauphiné Libéré nous a interviewés sur le stand d’information que nous tenions. Nous lui avons expliqué pourquoi nous militions contre l’exploitation animale, pour les droits des animaux et pour la promotion du véganisme.

Ce stand d’information s’est terminé dans le calme à 17h.
Grâce à cette action, nous avons pu informer des centaines de personnes sur le sort tragique des animaux exploités, en espérant qu’ils prendront un jour conscience de cet océan de souffrances.


Pour nous rejoindre sur Valence : valenceanimalrights[at]laposte.net

 

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Lundi 5 janvier 2009


Ça se passe aux États-Unis seulement ? 

 



Des millions d'animaux de laboratoire sont encore utilisés chaque année dans le cadre de tests imposés par l’agence américaine de contrôle pharmaceutique et alimentaire (FDA ou Food and Drug Administration) pour valider de nouveaux médicaments. Si la plupart des laboratoires se plient au pr  otocole édicté dans le « Guide des soins et de l'utilisation des animaux de laboratoire », force est de constater que certains d’entre eux maintiennent les animaux de laboratoire dans des conditions de vie atroces. 

Mais vous êtes-vous jamais demandé ce qui arrivait à ces animaux une fois les expériences terminées ? Le cœur de toutes les personnes qui à travers le monde se préoccupent du sort des animaux se brise un peu lorsqu’elles regardent des photos ou des vidéos d'animaux utilisés dans les laboratoires. Savoir que ces animaux ont une qualité de vie proche de zéro remue les entrailles. Ce qui ce passe une fois que les expériences sur un animal sont achevées est encore plus inimaginable. Les animaux utilisés pour les tests de laboratoire, bourrés de médicaments et vecteurs de maladies liées aux tests, peuvent finir en nourriture pour animaux de compagnie.

Selon le « Guide des soins et de l’utilisation des animaux de laboratoire », l’élimination préconisée des animaux de laboratoire est la suivante : « Les carcasses des animaux infectieux peuvent être incinérées sur place ou recueillies par un professionnel agréé. » En d’autres termes, soit les animaux utilisés pour les tests sont incinérés - si le laboratoire dispose de l'équipement coûteux nécessaire à l'incinération -, soit le « professionnel agréé » est une entreprise de valorisation des déchets qui fournit de nombreux ingrédients aux producteurs d'aliments pour animaux de compagnie. La plupart des laboratoires qui font des expériences sur les animaux sont des établissements universitaires et ils ont des difficultés financières. Il est peu probable que ces laboratoires puissent se doter d’un équipement de crémation. Il est donc triste de devoir en conclure que les animaux utilisés par les laboratoires universitaires finissent par être réutilisés après leur mort.

Par exemple, l'Université de l'Illinois et l'Université d'État de l'Oklahoma autorisent la réutilisation des carcasses d'animaux. Le site Web de l'Université de l'Illinois mentionne d’ailleurs le fait que leur sous-traitant chargé de la valorisation des déchets ne prend ni chiens ni chats. Cependant, tous les autres animaux ayant subi des tests, ainsi que les maladies et les médicaments stockés dans leur corps, sont collectés par des entreprises de valorisation locales pour être revendus à des fabricants d'aliments pour animaux domestiques. Le site Web de l'Université Baylor explique que les « déchets animaux non dangereux » sont transportés en déchetterie locale, tandis que « tous les déchets animaux classés comme dangereux doivent être confiés à une entreprise de traitement des déchets », c’est-à-dire une entreprise de valorisation. Le protocole de traitement des déchets de l'Université Baylor est donc clair : les carcasses non dangereuses peuvent être enfouies, tandis que les carcasses dangereuses sont réutilisées. Lire http://www.baylor.edu/content/services/document.php/40215.pdf.

Imaginez tous les déchets animaux de tous les laboratoires du pays, universitaires ou autres. Imaginez tous les médicaments testés, et dont l'usage n'a pas encore été approuvé, stockés dans le corps de ces animaux. Une grande partie de ces animaux et de ces médicaments sont donc recyclés, tout comme d'autres déchets animaux (le bétail de dernier ordre - animaux morts, malades, mourants et handicapés impropres à la consommation humaine). Après valorisation, ils sont transformés en aliments pour animaux de compagnie.

Les ingrédients pour aliments pour animaux de compagnie qui pourraient contenir des déchets d'animaux utilisés pour des tests sont généralement dénommés « graisse animale », « farine de sous-produits », « farine de viande » « farine de viande et d’os » (pas « farine de poulet » ou « farine de dinde » ou n'importe quelle autre farine animale spécifiquement nommée) et « digestat animal »*. La FDA a déterminé que l'ingrédient classique dénommé « graisse animale » contient très probablement un produit utilisé pour l'euthanasie et donc un animal euthanasié. Il n'existe AUCUNE information de la FDA concernant le type d'animal contenu dans la « graisse animale », ni sur les médicaments contenus dans l’ingrédient (ni dans les ingrédients pour aliments pour animaux domestiques susmentionnés). Ni la FDA ni la CVM** ne fournissent d’informations sur les conditions sanitaires des animaux valorisés dans ces ingrédients, ni données de recherche pour déterminer les répercussions possibles sur la santé des animaux domestiques. La FDA, malgré la loi fédérale qui l'interdit, permet que des animaux malades ou de laboratoire soient réutilisés dans des aliments pour animaux de compagnie.

Hélas, il n'existe aucun moyen pour les propriétaires d'animaux de compagnie de savoir si les ingrédients les plus présents dans les aliments contiennent des restes d'un animal de laboratoire ou des médicaments stockés dans son corps. Chaque lot de déchets animaux valorisé est utilisé pour différents produits finis, en fonction donc du type d'animal collecté puis recyclé.

La réutilisation d'animaux ayant servi à des tests en laboratoire dans la fabrication d'aliments pour animaux domestiques est tout simplement inacceptable. Médicaments en cours de test, produits pour l'euthanasie et différentes espèces d'animaux de laboratoire, tous susceptibles de devenir des aliments pour animaux familiers, tout ceci est inexcusable. Les carcasses de ces animaux ainsi que les médicaments et les produits chimiques qu’elles stockent ne devraient jamais être utilisés pour les aliments pour animaux de compagnie. Lisez attentivement la liste des ingrédients des aliments et friandises pour votre animal et faites attention à tout ce qui est « graisse animale », « farine de sous-produits », « farine de viande », « farine de viande et d’os » (pas « farine de poulet » ou « farine de dinde » ou n'importe quelle autre farine animale spécifiquement nommée), et « digestat animal ». Nourrir vos animaux avec des aliments ou des friandises contenant ces ingrédients revient peut-être à les nourrir avec les restes d'un animal de laboratoire et avec les médicaments que contient cet animal. Malheureusement, beaucoup d'aliments Rx pour animaux domestiques destinés à soigner une pathologie spécifique contiennent ces ingrédients. Si votre vétérinaire vous a prescrit un régime alimentaire de ce genre, vous devez continuer ce régime tant qu'un autre ne sera pas approuvé. Un régime approprié à une maladie doit rester la priorité. Consultez votre vétérinaire avant de changer l'alimentation de votre animal.

Vous souhaitant ainsi qu’à vos animaux de compagnie une excellente continuation,

Susan Thixton

NDT

* « Digestat animal » : tissus animaux autres que cornes, dents, poils, plumes et sabots – à l’état de putréfaction. « Bétail » à l’équarrissage donc et autres animaux divers euthanasiés, Procédé couramment utilisé par l’industrie de l’alimentation pour animaux de compagnie.

** CVM : Centre de médecine vétérinaire


Source : www.international-campaigns.org


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